Septembre 2007 - Liège
C.L., plasticien post-newtonien, se joue de l’espace et de sa gravité. L’univers plan de ses photographies devient monde des possibles ou celui des « tu m’en raconteras d’autres cousin ».
F.BB., à travers une série de portraits de ses compères outrageusement intitulée
« Le grand capital – Terreur et fascination », propose une dialectique pentavaluée du Système (extase ; stupeur ; self-management ; horreur ; damnation).
Z.BB., rhétoricien de l’errance, propose des photographies faussement panoramiques. L’éloge de la marge, pour ne pas dire du marginal, y est exalté par un jeu de miroirs et contre miroirs.
D.B. pousse l’art contemporain dans ses ultimes retranchements :
il appréhende art et science comme de simples modalités d’expression d’un même processus de création. Ou comment la division devient une illusion.
M.Z., poétesse du réel, conjugue le verbe dénoncer à l’impératif du présent. L’image comme objet de conscience, la conscience et ses vicissitudes, et le spectateur pour boucler la boucle et ouvrir le débat.
Le BROUF s’est donné rendez-vous à Liège pour une exposition collective et à plusieurs chez Murat, ce qui n’est peut être pas un hasard. Le réseau sans toile ni filet se retrouve donc pour un petit tour d’exhibitionnisme en toute pudeur et innocence, avec une petite idée derrière la tête tout de même : manipuler pour prévenir la manipulation, appliquer une pommade d’illusion pour soigner la désillusion.


                           

 

                              

 

 

Chez Murat