C.L., plasticien post-newtonien, se joue de l’espace et de sa gravité.
L’univers plan de ses photographies devient monde des possibles
ou celui des « tu m’en raconteras d’autres cousin ».
F.BB., à travers une série de portraits de ses compères
outrageusement intitulée
« Le grand capital – Terreur et fascination », propose
une dialectique pentavaluée du Système (extase ; stupeur
; self-management ; horreur ; damnation).
Z.BB.,
rhétoricien de l’errance, propose des photographies faussement
panoramiques. L’éloge de la marge, pour ne pas dire du marginal,
y est exalté par un jeu de miroirs et contre miroirs.
D.B. pousse
l’art contemporain dans ses ultimes retranchements :
il appréhende art et science comme de simples modalités
d’expression d’un même processus de création.
Ou comment la division devient une illusion.
M.Z., poétesse
du réel, conjugue le verbe dénoncer à l’impératif
du présent. L’image comme objet de conscience, la conscience
et ses vicissitudes, et le spectateur pour boucler la boucle et ouvrir
le débat.
Le
BROUF s’est donné rendez-vous à Liège pour
une exposition collective et à plusieurs chez Murat, ce qui n’est
peut être pas un hasard. Le réseau sans toile ni filet se
retrouve donc pour un petit tour d’exhibitionnisme en toute pudeur
et innocence, avec une petite idée derrière la tête
tout de même : manipuler pour prévenir la manipulation, appliquer
une pommade d’illusion pour soigner la désillusion.